La formidable aventure de la longévité humaine

Pourquoi un site sur la longévité ? D’abord et avant tout parce que la vie est le bien le plus précieux que nous ayons et il est légitime de s’intéresser à sa durée, tout autant qu’à sa qualité ; Ensuite parce que l’allongement de la vie humaine est une réalité et une formidable opportunité individuelle en même temps qu’une grande aventure collective. Dès lors, nous devons nous demander s’il n’est pas possible de mieux faire encore que ce soit en termes d’espérance de vie ou d’avancée en âge en bonne santé. Ce site s’attachera à faire connaître des éléments sur l’histoire de la longévité, ainsi que des informations sur l’évolution des connaissances et des actions en la matière. Son objectif est aussi de promouvoir et de soutenir les idées et les initiatives favorables à la recherche sur les processus de vieillissement (et pas seulement sur les pathologies liées au vieillissement) afin de ralentir celui-ci et pouvoir un jour le stopper. Accroître substantiellement la longévité humaine ouvrira des perspectives nouvelles pour les individus et pour l’humanité tout entière. Car l’être humain en pleine possession de ses moyens, enrichi par les connaissances, l’expérience et la sagesse qu’il aura personnellement accumulé au cours des décennies, se comportera nécessairement de façon différente. Les conséquences économiques ou démographiques n’ont rien d’insoluble : le monde saura trouver des solutions – nous en suggérerons quelques-unes – qui permettront d’intégrer cette nouvelle variable d’une longévité accrue. La société doit favoriser et prendre en compte cette révolution tranquille, dans l’intérêt de tous.

Jeudi 18 octobre 2007

Vivre cent ans, voire même davantage : voilà qui constitue depuis des temps immémoriaux un des rêves les plus tenaces de l’être humain. Pour parvenir à cette longévité tant désirée, il aura tout essayé ou presque, depuis les moyens les plus absurdes jusqu’aux plus sophistiqués.

Quels sont ceux qui ont réellement réussi ? Parmi les cas de centenaires ou de " longévites " rapportés dans les ouvrages et les documents anciens, quels sont ceux auxquels on doit accorder crédit ? La perception de l’âge et de la longévité n’a-t-elle pas varié avec le temps ? Quelles ont été les étapes de l’allongement de la durée de vie auquel on assiste de nos jours ?

De Mathusalem à Jeanne Calment en passant par Luigi Cornaro ou Jean Jacob, cet ouvrage évoque quelques longs-vivants célèbres ou moins connus. Il retrace également le long parcours de tous ceux, scientifiques, écrivains ou anonymes qui, à travers les siècles, ont consacré tout ou partie de leurs réflexions et de leurs travaux à mieux connaître le processus du vieillissement afin de trouver les clés de la longévité.

L’Homme a réussi à concrétiser quelques-uns de ses désirs les plus fous : envoyer des images et des sons à l’autre bout de la planète, voler dans les airs et même marcher sur la lune. Peut-être parviendra-t-il un jour à trouver l’élixir de Jouvence ?

 

Histoire des centenaires et de la longévité, par Thierry Halay - Editions L'Harmattan

ISBN 978-2-296-03975-9 • Prix 25€ • 276 pages

http://www.editions-harmattan.fr

 

par Objectif Longévité publié dans : objectif.longevite
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Dimanche 9 septembre 2007

 

Si les habitants de notre planète vivent beaucoup plus longtemps, comment celle-ci fera-t-elle pour subvenir à tous leurs besoins ?

Pour répondre à cette question, il faut comme pour d’autres sujets raisonner en terme de développement durable. Il est évident que si nous ne disposions que des seules ressources non renouvelables, comme les énergies fossiles, notre terre ne pourrait répondre aux besoins d’une population en expansion. Heureusement, des solutions –anciennes ou nouvelles- existent : dans le secteur de l’énergie nous savons qu’il est possible de diversifier les sources grâce à l’hydroélectrique, au solaire, à l’éolien, à la biomasse, à la géothermie… tous moyens qui sont inépuisables et permettront d’éclairer, de chauffer ou de faire fonctionner les usines et les appareils électroménagers sans limite théorique, si ce n’est celle des emprises au sol.

 

Justement, la surface de la planète n’est pas infinie. Certes, mais elle est loin d’être complètement utilisée, et surtout de l’être de façon optimale. Actuellement, la terre compte en moyenne 49 habitants au km2, mais avec de très importantes disparités entre les pays : la densité de population de Singapour est de 6 389 habitants/km2 alors que celle de l’Australie n’est que de 3 habitants/km2. La France compte quant à elle 112 habitants/km2. La flagrante inégalité entre les zones urbanisées et les régions rurales du monde montre aussi qu’une importante marge de manoeuvre existe. En effet les femmes et les hommes tendent de plus en plus à être regroupés dans de vastes mégalopoles, laissant quasiment vides de vastes espaces, ce qui est souvent un fait économique plus que le choix des individus.

Que l’on songe aux villages dépeuplés ou à la progression des friches voire des déserts dans certaines parties du monde : en valorisant et en repeuplant ces espaces, on permettrait à la fois d’accueillir une partie de la population et d’améliorer la qualité de vie.

 

Mais une meilleure utilisation de l’espace suffira-t-elle à nourrir une vaste population de jeunes et de moins jeunes ? Depuis des décennies, la productivité agricole dans les pays développés a augmentée, parfois au point de ne savoir faire de certains surplus. Dans la seconde moitié du 20e siècle, la population mondiale a été multipliée par 2,4 et la production agricole alimentaire par 2,6, mais avec d’énormes disparités géographiques. On estime ainsi que le rapport entre la productivité agricole des pays du sud et celle des pays du nord est de 1 à 500. Il existe donc une marge de progression significative qui permettrait de nourrir correctement tous les habitants de la planète, pour peu qu’on s’en donne les moyens en aidant les pays de l’hémisphère sud.

On objectera que la productivité a augmenté grâce aux engrais chimiques ; c’est en partie vrai mais aujourd’hui, les progrès de l’agronomie permettent de réduire les apports de ces substances, dont la composition évolue, à défaut de n’employer que des engrais biologiques ; les nouvelles techniques aident par exemple à identifier précisément les zones d’un champ qui ont besoin d’engrais et celles qui en ont moins besoin, permettant ainsi d’en limiter les quantités. Il ne faut pas oublier non plus le rôle primordial de la sélection des plantes qui a également permis d’augmenter considérablement les rendements ou celui de la mécanisation.

 

Quant à la question de l’eau, indispensable à la vie, et qui est, faut-il le rappeler, une ressource renouvelable, elle se pose en terme de qualité et de répartition plus que de quantité. Les procédés d’adduction et de traitement de l’eau ont progressé (de nouvelles techniques, moins coûteuses, ont même été mises au point pour la désalinisation de l’eau de mer), et en Occident le consommateur comme les industries ont les moyens et souvent la volonté de réduire leur consommation d’eau. Comme pour l’agriculture ou les transferts de technologies, des solutions existent donc qui passent par un co-développement mené de manière volontariste et lui aussi durable.

 

Mais la terre suffira-t-elle à loger une population en augmentation constante ? Dans beaucoup d’espèces animales, une régulation s’effectue automatiquement : lorsque le nombre d’individus s’accroît, la population tend naturellement à se stabiliser à terme.

Un phénomène démographique comparable -toute proportions gardées- commence à être observé dans les populations humaines, du fait de la baisse du taux de natalité. On sait maintenant que la population mondiale augmentera moins qu’on ne l’imaginait il y a quelques décennies. Vers 1980, on pensait généralement que la population mondiale se stabiliserait entre 12 et 15 milliards au XXIe siècle. En fait, le taux d’accroissement de la population mondiale diminue régulièrement depuis une trentaine d’années : l’augmentation est passée de plus de 2 % par an dans les années 1960 à 1,2 % aujourd’hui et devrait être de seulement 0,34 % en 2050, selon l’ONU. Par conséquent, le nombre d’habitants de la planète devrait se stabiliser autour de 9 milliards dans la seconde moitié du siècle.

 

Certains s’imaginent déjà un monde peuplé de vieillards inactifs ; c’est oublier que l’image et la condition physique des personnes âgées a profondément évoluée depuis environ un demi-siècle et que cette évolution peut se poursuivre grâce aux progrès scientifiques si l’on s’en donne les moyens en amplifiant les recherches sur les mécanismes du vieillissement. Dès lors, l’enjeu sera de maintenir en bonne santé les personnes les plus âgées afin qu’elles continuent de tenir d’une manière ou d’une autre un rôle actif dans nos société. Même lorsqu’elles n’occupent plus d’emploi rémunéré, elles peuvent en effet avoir une fonction économique et sociale en tant que consommateurs, contribuables, en aidant leur famille ou en participant à la vie associative.

Comme l’ont indiqué des experts réunis à l’UNESCO en mai dernier dans le cadre des " Entretiens du XXIe siècle ", le vieillissement de la population ne doit pas être craint, mais considéré comme une évolution positive, à condition de d’y adapter et de s’y préparer.

 

La longévité a donc bien des liens avec le développement durable : le fait que la durée de vie augmente n’est sans doute pas étranger à la prise de conscience favorable à la préservation de l’environnement. Il est plus difficile d’être indifférent aux effets de la pollution dans quelques décennies lorsque l’on sait qu’on a de fortes probabilités d’y assister. Si les êtres humains vivent beaucoup plus longtemps, il deviendra incontournable d’être attentif au devenir à long terme de la planète, pour une longévité durable…

par Objectif Longévité publié dans : objectif.longevite
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Samedi 17 mars 2007

 Mis à jour le 1er mars 2008

 L’augmentation de l’espérance de vie ne cesse d’alimenter les chroniques alarmistes concernant le financement des retraites. Afin d’illustrer la problématique, on avance souvent le rapport entre actifs et retraités : 2,2 actifs pour un " inactif " de plus de 60 ans en 2005 en France, proportion qui devrait être située entre 1,3 et 1,4 en 2050. Considéré isolément, il est certain que ce chiffre ne peut qu’inquiéter. Pourtant, à supposer qu’il se confirme, il ne reflétera qu’une partie de la réalité économique. En effet, il cache le fait que les hommes sont en partie remplacés par des machines (robots ou ordinateurs), phénomène qui devrait encore s’accélérer avec les progrès techniques. Il s'agit là d'une évolution positive, car elle permet d'affranchir l'être humain de tâches pénibles ou répétitives. Mais ces machines ne paient pas de cotisations sociales… Or, elles contribuent à créer de la richesse, autrement dit du Produit Intérieur Brut (PIB) et c’est celui-ci qui sera redistribué entre les acteurs socio-économiques.  Les experts estiment qu’au total, le besoin de financement du système de retraites sera compris en 2050 entre un peu moins de 2 points de PIB et près de 5 points de PIB, soit entre 30 et 80 mds d’Euros. Cela n’est pas insurmontable dans une économie développée, même si la croissance se ralentit. Par contre, il sera indispensable de modifier l’assiette qui sert de base au financement des retraites et du système de santé. Le système actuel, en faisant reposer tout l’effort sur les salaires, est trop sensible aux fluctuations du marché de l'emploi. Il ne sera pas tenable à terme et le recul de l’âge de la retraite ne suffira pas à assurer les financements nécessaires. 
 Une diversification du financement de la sécurité sociale est donc indispensable, d’abord en calculant les cotisations sociales patronales sur la valeur ajoutée, ce qui éviterait de pénaliser comme actuellement les entreprises de main d'œuvre. Il serait en effet juste et incitatif pour la création d'emplois que celles-ci cotisent moins et que les sociétés qui ont une forte valeur ajoutée mais un personnel réduit (du fait d'une forte automatisation) contribuent davantage. Ce mode de calcul permettrait aussi de prendre en compte les importations, pour lesquelles aucune cotisation sociale n’est actuellement versée. 
  Ce n'est pas l'allongement de l'espérance de vie qui est responsable du déficit de la Sécurité Sociale, mais un mode de financement inadapté qu'il faut réformer sans attendre.

Par ailleurs, il vaut mieux raisonner en terme d’années de cotisations plutôt que d’âge imposé de départ à la retraite, car il est légitime que ceux qui ont commencé à travailler tôt bénéficient également plus tôt de l’ouverture de leurs droits. De la même façon, il semblerait normal de prendre en compte la pénibilité du travail dans certaines professions afin de compenser l’injustice de l’écart d’espérance de vie, qui est en moyenne en France de 5 ans entre un cadre et un ouvrier. 

 
 Les solutions existent pour prendre en compte la longévité dans notre système de protection sociale, tout en maintenant le niveau des prestations, à condition d'en avoir la volonté et de ne pas craindre les innovations.

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Jeudi 22 février 2007

Mis à jour le 1er juin 2008 

20 000 centenaires en France

Le nombre de centenaires et l'âge réel de certaines personnes a longtemps été dans le passé surévalué. Ainsi, lors du recensement de 1886 en France, 184 personnes s'étaient déclarées centenaires ; mais après vérification à partir de pièces d'Etat civil ou autres documents, on n'a pu en authentifier qu'une soixantaine. Au début du XXe siècle, les centenaires avérés étaient une centaine, trois fois plus vers 1950 et ils étaient environ 16 000 en 2006 !

En 2008, on compte 20 000 centenaires en France. Selon l'INED, ils devraient être 30 000 en 2030 et 60 000 en 2050...

Les 78 ans de mariage d'un couple de centenaires

En janvier 2007, un couple de centenaires, Georges et Georgette Hébert, ont fêté leurs 78 ans de mariage. Habitant la commune de Perriers-sur-Andelle (Eure), ils ont eu cent ans respectivement les 26 octobre et 17 décembre 2006. Pour Georgette, le secret de leur longévité est le travail et l'amour qu'ils ont porté à leurs enfants ; il faut aussi préciser que le couple, en excellente santé, consomme beaucoup de légumes cultivés dans le jardin. Espérons que bien d'autres couples de centenaires puissent ainsi fêter leur longévité.

Clémentine Solignac (Eyravazet, 7 septembre 1894 – Vorey-sur-Arzon, Haute-Loire, 25 mai 2008), agricultrice. A été doyenne des français.

L'actuelle doyenne des français est Eugénie Blanchard, née le 16 février 1896. Elle vit à Gustavia, sur l’île de Saint-Barthelemy (Antilles françaises).

  

Aimé Avignon (Saint-Paul-Le-Froid, 2 février 1897- Alès, 23 août 2007)

Ce natif de Lozère avait fêté ses 110 ans en famille le 2 février 2007, à Alès, où il s'est installé dans les années 1930. Il était le doyen des français depuis novembre 2006. Valide et en bonne santé, il appréciait de jouer à la belote même jusqu’à une heure tardive. Il paraissait 20 à 30 ans de moins que son âge…
Aimé Avignon était le huitième homme vivant le plus âgé au monde et le septième homme français à devenir un supercentenaire attesté.


Les supercentenaires

Cette notion, apparue dans les années 1970, désigne les personnes ayant atteint ou dépassé l'âge de 110 ans. Leur nombre augmente rapidement depuis la fin du XXe siècle, comme le montre le tableau ci-après :

Année

Nombre de supercentenaires vivant dans le monde

août 1966

2

novembre 1976

3

novembre 1986

12

novembre 1991

18

septembre 2006

74

février 2007

84

 Source : Gerontology Research Group.

Les doyennes du monde depuis Jeanne Calment

 

Prénom et Nom

Dates

Age atteint

Pays

Période du record de longévité

Jeanne Calment

21 février 1875–4 août 1997

122

France (Arles, Bouches-du-Rhône)

Du 14 février 1991 au 4 août 1997

Marie-Louise Meilleur

29 août 1880–16 avril 1998

117

Canada (Ontario)

Du 4 août 1997 au 16 avril 1998

Sarah Knauss

24 septembre 1880–30 décembre 1999

119

États-Unis (Pennsylvanie)

Du 16 avril 1998 au 30 décembre 1999

Eva Morris

8 novembre 1885–2 novembre 2000

114

Royaume-Uni (Staffordshire)

Du 30 décembre 1999 au 2 novembre 2000

Marie Brémont

25 avril 1886–6 juin 2001

115

France (Candé, Maine-et-Loire)

Du 2 novembre 2000 au 6 juin 2001

Maude Farris-Luse

21 janvier 1887–18 mars 2002

115

États-Unis (Michigan)

Du 6 juin 2001 au 18 mars 2002

Kamato Hongo

16 septembre 1887 ?–31 octobre 2003

116 ?

Japon (Kagoshima)

Du 18 mars 2002 au 31 octobre 2003

Mitoyo Kawa te

15 mai 1889–13 novembre 2003

114

Japon (Hiroshima)

Du 31 octobre 2003 au 13 novembre 2003

Ramona Trinidad Iglesias-Jordan

31 août 1889–29 mai 2004

114

Porto Rico (Utado)

Du 13 novembre 2003 au 29 mai 2004

Maria Esther Capovilla

14 septembre 1889- 27 août 2006

116

Équateur (Guayaquil)

29 mai 2004 au 27 août 2006

Elisabeth Bolden

15 août 1890-11 décembre 2006

116

Etats-Unis

27 août 2006 au 11 décembre 2006

Emiliano Mercado del Toro

21 août 1891-24 janvier 2007

115

Porto Rico

11 décembre 2006 au 24 janvier 2007

Emma Faust Tillman

22 novembre 1892-28 janvier 2007

114

Etats-Unis

24 janvier 2007 au 28 janvier 2007

Yone Minagawa

4 janvier 1893-13 août 2007

114

Japon

28 janvier 2007 au 13 août 2007

  
Depuis août 2007, la doyenne de l'humanité est l'américaine Edna Parker, née le 20 avril 1893.

 
  Les  derniers " poilus "

Le temps passant, les derniers témoins de cette tragédie historique que fut la Guerre de 1914-1918 se font de plus en plus rares : en 1995, ils étaient plus de 4 000, 179 en 2001, 81 en 2002, 46 en 2003, 18 en 2004, 8 en 2005. Malgré tous les évènements qu'ils ont connus, plus de 500 d'entre eux ont atteint ou dépassé l'âge de cent ans. Parmi eux, on mentionnera : 

Léon Weil, parvenu à l'âge de 109 ans (16 juillet 1896-6 juin 2006).
 

Ferdinand Gilson
(20 octobre 1898-25 février 2006) aura vécu quant à lui 107 ans.

François Jaffré (28 mai 1901-22 septembre 2006, soit 105 ans)

Maurice Floquet (25 décembre 1894-10 novembre 2006, soit 111 ans).

René Riffaud (19 décembre 1898-16 janvier 2007, soit 108 ans), qui participa encore aux cérémonies du 11 novembre 2006.

Jean Grelaud (26 octobre 1898-25 février 2007, soit 108 ans). Mobilisé en 1917, il appartiendra au 31e puis au 131e Régiment d'Infanterie. Il participa aux combats de la seconde bataille de la Marne.

 Louis de Cazenave : (Saint Georges d'Aurac, 16 octobre 1897-Brioude, 20 janvier 2008) . Il n'a reçu la Légion d'honneur qu'en 1995. Il semble avoir été le dernier survivant français de la bataille du Chemin des Dames.

Le dernier " poilu " était Lazare Ponticelli (Bettola, Italie, 7 décembre 1897- Le Kremlin-Bicêtre,12 mars 2008). Engagé en 1914, à l’âge de 16 ans, dans un Régiment de Marche de la Légion étrangère, il participe aux combats dans la forêt d’Argonne puis est affecté dans un régiment de chasseurs alpins de l’armée italienne jusqu’en 1918. Il a reçu la Légion d'honneur en 1996.
Ayant atteint l’âge de 110 ans, il a été le doyen des hommes français.

  Voir le site http://dersdesders.free.fr

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Dimanche 18 février 2007

                                                                                                     Mis à jour le 29 mars 2008


L’espérance de vie progresse régulièrement dans les pays développés. En France, elle était en 2006 de 84,2 ans pour les femmes et de 77,2 ans pour les hommes. L’écart entre les deux sexes continue de se réduire, représentant environ un an de moins qu’en 1996. L’égalité est en marche entre les hommes et les femmes…

  En 2007, l’espérance de vie était de 84,5 ans pour les femmes et 77,6 ans pour les hommes, soit une progression moyenne de 4 mois.
 Cette espérance de vie est supérieure de plusieurs mois à celle qui était prévue en prolongeant simplement la tendance observée entre 1994 et 2002.
(voir INED, Population et Sociétés, n° 443, mars 2008.)

 Par contre, il reste d'importantes inégalités entre les classes sociales et entre les continents. 
 Au début du XXe siècle, l’espérance de vie n’était encore en France que de 48,7 ans pour les femmes et de 45,4 ans pour les hommes. L'INSEE estime qu'elle sera en 2050 de 91 ans pour les femmes et de 82,8 ans pour les hommes.
Il ne s'agit bien sûr que d'une projection basée sur la poursuite du rythme actuel d’augmentation de l’espérance de vie. Cette tendance devrait être revue à la baisse en cas de recrudescence des maladies graves liées par exemple aux addictions (alcoolisme, tabagisme, drogue), à l’obésité, etc. ou en cas de dégradation des conditions de vie ou du système de santé. A contrario, elle pourrait être revue à la hausse si les progrès médicaux, notamment ceux qui concernent le processus de vieillissement, connaissent une accélération. Bref, rien n’est automatique et l’augmentation de l’espérance de vie dépend bel et bien des avancées de la recherche et des efforts de chacun.

Questionnaire pour estimer votre espérance de vie


                                                                                                          Mis à jour le 1er juin 2008

L’espérance de vie sans incapacité (ou EDVSI) :

 
Cette notion est importante, car elle prend en compte l'âge que peut espérer atteindre une personne en restant en possession de l'essentiel de ses moyens, autrement dit en conservant une certaine qualité de vie : ajouter de la vie aux années, et pas seulement des années à la vie.

 Une étude effectuée entre 1981 et 1991 avait montré que l'EDVSI augmentait un plus vite (+ 3 ans sur cette période) que l'espérance de vie générale ( + 2,5 ans). En 1991, elle atteignait 64 ans chez les hommes et 69 ans chez les femmes (pour une espérance de vie respective de 73 ans et 81 ans).
Ceci s'explique non par une diminution de la fréquence des pathologies, mais par les progrès médicaux et notamment par une meilleure prise en charge des pathologies liées au vieillissement.

 L'étude suivante de ce type a montré, d’après l’INED, qu'en 2003, l’EDVSI à 35 ans serait de 34 ans pour les hommes (soit au total 69 ans sur une espérance de vie totale de 78 ans) et 37 ans pour les femmes (soit 72 ans sur une espérance de vie de 84 ans), si l’on prend en compte les incapacités de types II (difficultés dans les activités en général).
Par rapport aux observations précédentes, il y aurait donc un gain de 5 ans d’EDVSI pour les hommes et de 3 ans pour les femmes.
Bien que cette seconde étude considère l’espérance de vie à 35 ans alors que la première prenait en compte l’espérance de vie à la naissance, il semble bien que l’EDVSI ait heureusement continué à progresser entre 1991 et 2003.

 Espérons que ce type d'étude, qui apporte des éléments précieux, puisse être réalisée réguliérement et sur les mêmes critères.
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Recherche

Citations et proverbes autour de la longévité

Pour devenir centenaire, il faut commencer jeune.
Robert Rocca

Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, rien ne se perdrait.
Henri II Estienne (Les Prémices)

La vieillesse est si longue qu'il ne faut pas la commencer trop tôt.
Benoîte Groult

Il ne faut pas attribuer à la vieillesse tous les défauts des vieillards.
Alphonse Karr

La jeunesse veut l'espace; la vieillesse, le temps.
Jean Nohain

Ce qu'on a appris dans sa jeunesse, on ne l'oublie pas dans sa vieillesse.
Proverbe danois (1892) - Vicomte de Celleville et Fritz de Zepelin

Ce que l'homme a par soi-même ne lui profite jamais mieux que dans la vieillesse.
Arthur Schopenhauer - Aphorismes sur la sagesse dans la vie (1851)

En d'autres termes, vous croyez à une immortalité de l'âme universelle, mais non à la survie de l'individu?... - - Vous avez un goût très français des idées, mon ami...
André Maurois-Le peseur d'âmes

Les jeunes sont déjà les vieux de quelqu'un.
Jean Anouilh

On n'est vieux que le jour où on le décide.
Jean Anouilh

Nous sommes plus vieux que notre vie.
Edmond Jabès

Tout le monde peut devenir vieux. Il suffit de vivre assez longtemps.
Julius Marks, dit Groucho Marx 
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